Week end prolongé à Kodaikanal

Publié le par Amaury

Nons sommes donc partis ce jeudi soir avec 2-3 heures de retard, à 9 dans le 4x4 Toyota d'un des membres de l'expédition qui pouvait contenir jusqu'à 10 personnes. Tous les participants étaient des amis de Vasanth mon collègue et venait du même "quartier", entreprise ou école. Le plus jeune était agé de 16 ans et le plus agé 26. Nous sommes donc partis de Auroville vers 21 heures fenêtres ouvertes et Rap Tamil à fond. (je cherche d'ailleurs le moyen de vous mettre une chanson tamil comme je le fais pour les vidéos ou image)

(Voici donc Prakash Alias DJ et Vasanth les deux avec qui je m'entendais le mieux)


Quelques kilomètres plus loin, première arrêt ! C'était toujours un peu la galère pour comprendre ce qu'il se passait. Ils parlaient toujours en tamil et il fallait à chaque fois demander la raison de notre arrêt. On m'a alors expliqué à ce moment que certains membres, disons les 3/4 désiraient faire une prière, chose qu'ils faisaient avant chaque grand départ. Ils ont donc procédé à la Buja. J'étais plutot rassuré car je n'arrêtais pas de me répéter qu'il s'agissait de 8 heures de route pour parcourir 500 kilomètres, à la façon indienne, alors une petite prière ne nous ferait pas de mal. Le conducteur et propriétaire de la voiture a donc enflammé un petit cube sur une noix de coco, il a fait le tour de la voiture, nous a déposé à chacun un point de la poudre entre les deux yeux puis a éclaté la noix sur la route. La prière a prit 5 à 10 minutes puis nous sommes repartis.

Voila donc la voiture, parfois je me demandais comment nous aurions fait si nous n'avions pas un 4x4

Nous avons ensuite repris la route pendant près d'une heure, la musique toujours à fond, des gars énérvés qui chantaient, voir criaient sur chaque chanson. Une ambiance très bon enfants avec des amis apparement très proches. Ils étaient toujours dans les bras l'un de l'autre, étrangement à se faire des caresses et à dormir les uns sur les autres. Cela peut faire peur expliqué comme cela mais les indiens sont très tactiles.
Je ne pense pas vous avoir raconté la fois ou quelques semaines après mon arrivée je me suis rapporché du responsable marketing et un jour ou j'étais a coté de lui a son bureau il a posé sa main sur ma cuisse, choquant au premier abord j'ai fait le rapprochement. Et c'est souvent comme cela.

Bref, retournons à notre expédition. Une seconde pause a été consacré au diner. Un tout petit retaurant en bord de route, premier d'une longue lignée que nous allions fréquenter Au "restaurant" les Indiens mangent très différemment de nous, pas uniquement dans le contenu, mais aussi dans la manière : hormis le fait qu'ils mangent avec la mains droite bien sur, ils mangent relativement rapidement, souvent les mêmes plats, suivant qu'il s'agisse du petit déjeuné, déjeuné ou diner. Ce soir là comme les autres soirs nous avons mangé des parathas/parothas (ce que j'avais décrit comme une crèpe assez épaisse et faite comme la coquille d'un escargot. Le tout trempé dans une sauce un peu épicée. Je n'ai pas fait le difficile sur l'hygiène, je me suis juste retenu de boire leur eau, celle ci même avec laquelle j'avais du me laver les mains et ma feuille de banane. Pour en revenir à la façon qu'ont les indiens de manger au restaurant ils mangent donc assez vite, se fichent d'être à coté d'amis ou seul à table, il leur faut juste une place assise. En réalité c'est la façon dont ils mangent régulièrement et ce n'est pas un extra qu'ils s'accordent alors ils y vont simplement et efficacement.

Lorsque nous sommes revenu à la voiture Vasanth et moi, les autres étaient en train de démonter la roue de secours non pas car nous étions creuvé, mais parce que c'est là qu'est la meilleure cachette pour y mettre les 3 bouteilles de Wisky qu'ils venaient d'acheter à moindre prix et qu'il fallait cacher des contrôles de police. En effet en Inde, il est autorisé de consommer l'alcool là où on l'achète et il est interdit de le transporter.

De retour à l'arrière du 4x4 nous nous sommes lancés sur l'"autoroute", une 2x2 voie sans marquage, fréquentée par tout véhicules, vaches comprises et qui était en travaux. La conduite consistait à passé d'un coté à l'autre de l'autoroute suivant l'état d'avancement de sa construction. Rare étaient les troncons ou les deux voies étaient terminées et lorsque c'était le cas il n'était pas rare de voir des voitures, camions ou bus en contre sens. Il était alors environ 23 heures lorsque nous sommes arrivés dans les bouchons. Arrêt immédiat, tout le monde descend des véhicules, il fait plutot frais alors les gens attendent patiemment que la situation se débloque une quinzaine de minutes plus tard pour ensuite tournée au ralentit pendant plusieurs kilomètres. Le conducteur était plutot du genre prudent, mais lorsqu'il a pu monter son 4x4 sur la voie centrale, non bitumée bien sur, nous avons pu doubler toutes les voitures pour arriver à la déviation qui ralentissait la circulation pour repartir de plus belle à 80km/h, vitesse moyenne sur autoroute. Comme je le disais on trouve de tout sur autoroute, et même des arrêt de bus, des dos d'ane donc difficile et surtoutn dangereux d'aller plus vite.

Plus loin nous avons du nous arreter une bonne 20aine de minutes à un passage à niveau manuel. La barrière était baissée lorsque nous sommes arrivés, le conducteur, Vishnu est donc venu se garer à droite d'un camion. Même topo pour les personnes se trouvant de l'autre coté de la barrière. Cela n'arrange pas les choses pour le départ quand des deux côtés il n'y a plus de place pour se croiser. Au bout de ses 20 minutes nous avons pu nous faufiler pour reprendre la route, nous nous sommes fait controlé et ils ont mis la main sur une bouteille que nous avions. Une boisson ernegetique naturelle qui est faite à Auroville et qui consiste à laisser fermenter un champignon dans de l'eau avec du sucre et je ne sais plus quoi. J'ai gouté pour leur faire plaisir, mais ce n'était pas fameux. Cela avait un goût de bière (sans alcool) ce qui nous a posé un petit problème lors du controle puisqu'encore une fois, il est interdit de transporter de l'alcool. Le policier a finalement été convaincu et nous a laissé filer.

A partir de ce moment le sommeil l'a emporté sur la musique à fond et le vent que j'avais en pleine tête. Je me suis réveillé vers 5h00 lorsque nous étions en train de faire réparer notre roue de secours apparement creuvée. Cela a prit une bonne heure d'attente. Nous sommes finalement arrivé à Kodaikanal vers 8h30, soit plus de 11h de route pour un objectif de 8 heures, le tout assumé par un seul conducteur. Pas trop de frayeur ci ce n'est un peu de crispation dans certains virages de montagne (voir anecdote du camion sur le chemin du retour).

Les points rouges situent Auroville et Kodaikanal

La température à 2200 mètres avait nettement chuté (environ 18 degrés) et le short tee shirt étaient très légeés Nous avons donc pris un petit déjeuné chaud : daussas (galette de riz trempé dans des sauces épicés) et nous sommes allés acheter des pulls et bonets. Pour ma part ce fut un ridicule pull polaire bleu pour 50Rs (soit 80cents)
Dans l'ordre Bala, Sanders, Shiva



Nous avons fait un tour dans la ville puis nous sommes enfoncés plus dans la montagne et les petits villages alentours.




C'est à 35km de Kodaikanal que nous avons établis notre modeste campement. Une toile de tente 2 places pour 9 gaillards. Le point de vue était magnifique, calme et plutot saint.

Voici le panorama à la sortie de la tente.


Je dis plutot saint car partout en Inde il y a des déchets.
C'est d'ailleurs quelque chose à laquelle j'ai beaucoup de mal à m'accoutumer, et je ne préfère pas trop m'y faire. Lorsqu'un jus de fruit est fini en voiture, on jette aussitot la brique par la fenêtre. On pouvait nous suivre à la trace. Y compris sur notre campement que nous avions trouvé assez propre et que nous avons laissé couvert de sacs plastique, bouteilles ... Les poubelles n'existent pas. La nature est la poubelle. les caniveaux sont pleins de déchet. Les vaches viennent ensuite petrent dans nos déchets. Pour en revenir au "plutot saint" que j'avais utilisé pour qualifier la montagne il y a aussi le fait que des camions de livraisons passent sur ces rues et puent la pollution.

Une fois un peu reposé, surtout pour le conducteur qui a fait tout le trajet allé, nous avons repris la voiture pour nous ballader dans les villages alentours et manger.


















Dans l'ordre Bala, Vishnu, Prakash et Shiva
Je me sentais déjà quelques peu malade après 2 repas à l'indienne c'est pourquoi j'ai mangé légé ce midi là. Lorsque nous entrions dans les commerces pour manger, acheter, ou boire un thé, j'ai trouver que mes amis nouaient le contact très facilement avec les autochtones. Nous étions là où je n'avais encore jamais été. Certe j'avais pu voir des villages isolés en bordure de Auroville ou près de Gingee, mais là c'était encore différent. Des batiments dans un tel état ... une humidité constante ... pas de mendiants mais de la pauvreté générale. Les gens vivent dans leurs déchets au milieu des vaches et chevaux dans des habits sales. J'avais d'ailleurs oublié de parler du pagne que porte les hommes en guise de pantalon. C'est une tenue traditionnelle très utilisée dans ces villages.


Encore une fois le toursistes ne courraient pas les rues alors j'étais l'attraction du village. Les enfants venaient avec leurs cahiers d'anglais et me posaient des questions. J'avais vraiment l'impression d'être dans l'Inde profonde.

Nous sommes rentré le soir après la tombé de la nuit et nous sommes couché très tot après cette journée éprouvante.

La nuit a été très fraiche et très inconfortable, tout le monde était levé de bonne heure pour allé prendre un petit déjeuné au village. Je n'ai pas fait mon indien jusqu'au bout et j'ai craqué pour un gateau alors que les autres s'enfilaient leurs épices.


















Nous avons poursuivit notre visite jusqu'en début d'après midi et sommes revenu près du campement pour "pique niquer" au bord du cours d'eau. En revenant j'ai réalisé que quelqu'un avait fouillé mon sac pendant mon absence en me volant mes chaussettes, ma lampe torche et mes tongues. Dieux merci tout les objets de valeurs étaient sur moi (passeport, appareil photo, porte monnaie...)

Nous sommes tout de même allé pique niquer, une personne est venue me rendre mes tongues qu'elle m'avait emprunté car en dehors de la tente, mais n'a pas pu m'en dire plus au sujet du reste qui a disparut. Soit !

Le cadre du pique nique était très sympatique, je pensais pouvoir me fair un brin de toilette dans le cours d'eau, ce que certains autres ont fait, mais en voyant l'état de l'eau, les déchets environant et surtout l'indien laver sa vaisselle un peu plus bas dans la rivière alors que Shiva était en train d'uriner un peu plus haut, j'ai vite changer d'avi en me contentant de me laver les pieds.

Nous avons ensuite du remonter tout la colline avec précipitations car il c'est mis à pleuvoir. La fin de l'après midi c'est déroulé dans le 4x4 à discuter. Puis nous sommes parti prendre un thé, manger et au retour au campement les gens avaient décidé de reprendre la route le soir même plutot que de passé encore une nuit froide et courte dans la montagne.

Nous sommes donc partis vers 20h30 mais une heure après notre départ nous avons été pris dans un buchon suite à un accident. Un camion était tombé dans le ravin. Nous sommes donc tous allé à pied voir l'accident. C'était impressionnant de voir de gros camion passé par dessu bord, retenu par un arbre et attelé à 3 autres véhicules qui essayaient de le sortir. Nous avons été immobilisé pendant environ 2h30 puis avons repris la route pour un retour à Auroville à 12h.

En conclusion cette aventure était bien sympatique, quelques petites longueures lorsque les gars parlaient uniquement Tamil ce qui arrivait trop souvent. D'un autre coté, je m'incrustais déjà dans leur voyage je n'allais pas non plus faire le difficile et leur imposer mes volontés. Les gars étaient de vrais kéké, ils n'arrêtaient pas de prendre des photos. (sur des motos, la cloppe au bec, en montrant leurs muscles)

J'ai trouvé les paysages jolis mais identiques à ceux que l'on peut trouver en France, verdure et relief, certe les villages sont un peu différents et le système de petit plateau pour l'agriculture particulier en Inde.  J'ai beaucoup aimé la relation avec les indiens des petits villages, encore une autre facette de l'Inde. Mais 2 jours ont finalement suffit pour visiter les environs et j'étais assez content de retrouver mon petit confort et  mon hygiène à Auroville

Un grand merci à Emilie et surtout Seb qui m'ont laissé utiliser leur appareil photo, sans cela tout aurait été dans ma tête et rien en photo.

Je repars donc demain dès 5 heures du matin pour aller au salon des énergies renouvellables de Delhi qui commence jeudi. Il nous faut le temps de le préparer. Je ne sais pas si je serais joignable depuis l'hotel. Mon retour est prévu pour dimanche donc je vous concocterai un article sur cette expérience.

Publié dans Visites

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semper 23/08/2008 13:19

Kept at Sacred church Kodaikanal, in the register of baptisms, Place La Salette Konaikanal.
Child's Christian Nama : me.
Cast : neant.